II
Ses yeux sont des tours de lumière
Sous le front de sa nudité.
A fleurs de transparence
Les retours de pensées
Annulent les mots qui sont sourds.
Elle efface toutes les images
Elle éblouit l'amour et ses ombres rétives
Elle aime - elle aime à s'oublier.
III
Les représentants tout-puissants du désir
Des yeux graves nouveau-nés
Pour supprimer la lumière
L'arc de tes seins tendu par un aveugle
Qui se souvient de tes mains
Ta faible chevelure
Est dans le fleuve ignorant de ta tête
Caresses au fil de la peau
Et ta bouche qui se tait
Peut prouver l'impossible.
V
Plus c'était un baiser
Moins les mains sur les yeux
Les halos de la lumière
Aux lèvres de l'horizon
Et des tourbillons de sang
Qui se livraient au silence.
VIII
Mon amour pour avoir figuré mes désirs
Mis tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre
Tes baisers dans la nuit vivante
Et tes sillage de tes bras autour de moi
Comme une flamme en signe de conquête
Mes rêves sont au monde
Clairs et perpétuels.
Et quand tu n'es pas là
Je rêve que je dors je rêve que je rêve.
Paul Eluard - Capitale de la douleur et L'amour la poésie
Éditions Gallimard
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