"é uma coisa que desliza
por cima das lagoas
que corre pelos campos sem sentido
que empurra o vento
e apruma o sol no solstício
que derruba a bruma e fecha o horizonte
que nos faz ver de noite e de dia cegos
tacteando o ar sem provimento
que dá o movimento aos astros
e às sombras infinitas
que abre o mar por onde os escravos passam
e ficam livres sem saber
é a cascata que nos dilui
e lança na corrente sem perfídia
até ao oceano dos sentidos
é o iceberg que se funde
e derrota os titanics
que passam solitários pelas albas
é o assombro da manhã
o cantar dos ralos nas searas
o despertar das aves e rebanhos
o charco onde crescem amarelo e roxo
as flores da primavera
é só eu e tu
como nas novelas"
Henrique Ruivo
branco azul ocre
Difel
quinta-feira, 31 de dezembro de 2009
domingo, 27 de dezembro de 2009
AMAME
"Amame, como aquellos que se amaron sin límites.
como aquellos que se salvaron por el Amor.
como aquellos que se iluminaron por el Amor.
como aquellos que se transmutaron por el Amor.
Amame, sin prejuicios ni condiciones.
sin esperas ni reservas.
sin egoísmos ni sombras.
sin cadenas ni sumisiones.
Amame, con la profundidad insondable del océano.
con la claridad del Sol de las montañas.
con la fuerza suprema de vientos huracanados.
Amame, con la blanca llama de tu alma despierta.
con la alegría de cielos infinitos.
Porque sólo por el Amor peregrinamos juntos
hacia la dicha divina e inmortal."
Renato Alejandro Huerta
Poeta Chileno
como aquellos que se salvaron por el Amor.
como aquellos que se iluminaron por el Amor.
como aquellos que se transmutaron por el Amor.
Amame, sin prejuicios ni condiciones.
sin esperas ni reservas.
sin egoísmos ni sombras.
sin cadenas ni sumisiones.
Amame, con la profundidad insondable del océano.
con la claridad del Sol de las montañas.
con la fuerza suprema de vientos huracanados.
Amame, con la blanca llama de tu alma despierta.
con la alegría de cielos infinitos.
Porque sólo por el Amor peregrinamos juntos
hacia la dicha divina e inmortal."
Renato Alejandro Huerta
Poeta Chileno
quinta-feira, 24 de dezembro de 2009
LE CID - CHEZ L'INFANTE
Scène II L'infante, Léonor, Le page
L'Infante
Page, allez avertir Chimène de ma part
Qu'aujourd'hui pour me voir elle attend un peu tard,
Et que mon amitié se plaint de sa paresse.
(Le page rentre)
Léonor
Madame, chaque jour même désir vous presse;
Et dans son entretien je vous vois chaque jour
Demander en quel point se trouve son amour
L'Infante
Ce n'est pas sans sujet: je l'ai presque forcée
A recevoir les traits dont son âme est blessée.
Elle aime don Rodrigue, et le tient de ma main,
Et par moi don Rodrigue a vaincu son dédain:
Ainsi de ces amants ayant formé les chaînes,
Je dois prendre intérêt à voir finir leurs peines.
Léonor
Madame, toutefois parmi leurs bons succès
Vous montrez un chagrin qui va jusqu'àml'excès.
Cet amour,qui tous deux les comble d'alégresse,
Fait-il de ce grand coeur la profonde tristesse?
Et ce grand intérêt que vous prenez pour eux
Vous rend-il malheureuse alors qu'ils sont heureux?
Mais je vais trop avant et deviens indiscrète
L'Infante
Ma tristesse redouble à la tenir secrète.
Écoute, écoute enfin comme j'ai combattu,
Écoute quels assauts brave encore ma vertu.
L'amour est un tyran qui n'épargne personne:
Ce jeune cavalier, cet amant que je donne,
Je l'aime.
Léonor
Vous l'aimez?
L'Infante
Mets la main sur mon coeur
Et vois comme il se trouble au nom de son vainqueur,
Comme il le reconnaît.
Léonor
Pardonnez-moi, Madame,
Si je sors du respect pour blâmer cette flamme.
Une grande princesse à ce point oublier
Que d'admettre en son coeur un simple cavalier!
Et que dirait-il le Roi? que dirait la Castille
Vous souvient-il encor de qui vous êtes fille?
L'Infante
Il m'en souvient si bien que j'épandrai mon sang
Avant que je m'abaisse à démentir mon rang.
Je te répondrais bien que dans les belles âmes
Le seul mérite a droit de produire des flammes;
Et si ma passion cherchait à s'excuser,
Mille exemples fameux pourraient l'autoriser;
Mais je n'en veux point suivre où ma gloire s'engage;
La surprise des sens n'abat point mon courage;
Et je me dis toujours qu'étant fille de roi
Tout autre qu'un monarque est indigne de moi.
Quand je vis que mon coeur ne se pouvait défendre,
Moi-même je donnai ce que je n'osais prendre.
Je mis, au lieu de moi, Chimène en ses liens,
Et j'allumai leurs feux pour éteindre les miens.
Ne t'étonne donc plus si mon âme gênée
Avec impatience attend leur hyménée:
Tu vois que mon repos en dépend aujourd'hui.
Si l'amour vit d'espoir, il périt avec lui:
C'est un feu qui s'éteint, faute de nourriture;
Et malgré la rigueur de ma triste aventure,
Si Chimène a jamais Rodrigue pour mari,
Mon espérance est morte, et mon esprit guéri.
Je souffre cependant un tourment incroyable:
Jusques à cet hymen Rodrigue m'est aimable;
Je travaille à le perdre, et le perds à regret;
Et de là prend son cours mon déplaisir secret.
Je vois avec chagrin que l'amour me contraigne
A pousser des soupirs pour ce que je dédaigne;
Je sens en deux partis mon esprit divisé:
Si mon courage est haut, mon coeur est embrasé;
Cet hymen m'est fatal, je le crains et souhaite:
Je n'ose en espérer qu'une joie imparfaite.
Ma gloire et mon amour ont pour moi tant d'appas,
Que je meurs s'il achève ou ne s'achève pas.
Léonor
Madame, après cela je n'ai rien à vou dire,
Sinon que de vos maux avec vous je soupire:
Je vous blâmais tantôt, je vous plains à présent;
Mais puisque dans un mal si doux et si cuisant
Votre vertu combat et son charme et sa force,
En repousse l'assaut, en rejette l'amorce,
Elle rendra le calme à vos esprits flottants.
Espérez donc tout d'elle, et du secours du temps;
Espérez tout du ciel: il y a trop de justice
Pour laisser la vertu dans un si long supplice.
L'Infante
Ma plus douce espérance est de perdre l'espoir.
Le page
Par vos commandements Chimène vous vient voir.
L'infante, à Léonor
Allez l'entretenir en cette galerie.
Léonor
Voulez-vous demeurer dedans la rêverie?
L'Infante
Non, je veux seulement, malgré mon déplaisir,
Remettre mon visage un peu plus à loisir.
Je vous suis. Juste ciel, d'où j'attends mon remède,
Mets enfin quelque borne au mal qui me possède:
Assure mon repos, assure mon honneur.
Dans le bonheur d'autrui je cherche mon bonheur:
Cet hyménée à trois également importe;
Rends son effet plus prompt, ou mon âme plus forte.
D'un lien conjugal joindre ces deux amants,
C'est briser tous mes fers et finir mes tourments.
Mais je tarde un peu trop: allons trouver Chimène,
Et par son entretien soulager notre peine.
Corneille, Le Cid, Scène II
Nouveaux Classiques Larousse
L'Infante
Page, allez avertir Chimène de ma part
Qu'aujourd'hui pour me voir elle attend un peu tard,
Et que mon amitié se plaint de sa paresse.
(Le page rentre)
Léonor
Madame, chaque jour même désir vous presse;
Et dans son entretien je vous vois chaque jour
Demander en quel point se trouve son amour
L'Infante
Ce n'est pas sans sujet: je l'ai presque forcée
A recevoir les traits dont son âme est blessée.
Elle aime don Rodrigue, et le tient de ma main,
Et par moi don Rodrigue a vaincu son dédain:
Ainsi de ces amants ayant formé les chaînes,
Je dois prendre intérêt à voir finir leurs peines.
Léonor
Madame, toutefois parmi leurs bons succès
Vous montrez un chagrin qui va jusqu'àml'excès.
Cet amour,qui tous deux les comble d'alégresse,
Fait-il de ce grand coeur la profonde tristesse?
Et ce grand intérêt que vous prenez pour eux
Vous rend-il malheureuse alors qu'ils sont heureux?
Mais je vais trop avant et deviens indiscrète
L'Infante
Ma tristesse redouble à la tenir secrète.
Écoute, écoute enfin comme j'ai combattu,
Écoute quels assauts brave encore ma vertu.
L'amour est un tyran qui n'épargne personne:
Ce jeune cavalier, cet amant que je donne,
Je l'aime.
Léonor
Vous l'aimez?
L'Infante
Mets la main sur mon coeur
Et vois comme il se trouble au nom de son vainqueur,
Comme il le reconnaît.
Léonor
Pardonnez-moi, Madame,
Si je sors du respect pour blâmer cette flamme.
Une grande princesse à ce point oublier
Que d'admettre en son coeur un simple cavalier!
Et que dirait-il le Roi? que dirait la Castille
Vous souvient-il encor de qui vous êtes fille?
L'Infante
Il m'en souvient si bien que j'épandrai mon sang
Avant que je m'abaisse à démentir mon rang.
Je te répondrais bien que dans les belles âmes
Le seul mérite a droit de produire des flammes;
Et si ma passion cherchait à s'excuser,
Mille exemples fameux pourraient l'autoriser;
Mais je n'en veux point suivre où ma gloire s'engage;
La surprise des sens n'abat point mon courage;
Et je me dis toujours qu'étant fille de roi
Tout autre qu'un monarque est indigne de moi.
Quand je vis que mon coeur ne se pouvait défendre,
Moi-même je donnai ce que je n'osais prendre.
Je mis, au lieu de moi, Chimène en ses liens,
Et j'allumai leurs feux pour éteindre les miens.
Ne t'étonne donc plus si mon âme gênée
Avec impatience attend leur hyménée:
Tu vois que mon repos en dépend aujourd'hui.
Si l'amour vit d'espoir, il périt avec lui:
C'est un feu qui s'éteint, faute de nourriture;
Et malgré la rigueur de ma triste aventure,
Si Chimène a jamais Rodrigue pour mari,
Mon espérance est morte, et mon esprit guéri.
Je souffre cependant un tourment incroyable:
Jusques à cet hymen Rodrigue m'est aimable;
Je travaille à le perdre, et le perds à regret;
Et de là prend son cours mon déplaisir secret.
Je vois avec chagrin que l'amour me contraigne
A pousser des soupirs pour ce que je dédaigne;
Je sens en deux partis mon esprit divisé:
Si mon courage est haut, mon coeur est embrasé;
Cet hymen m'est fatal, je le crains et souhaite:
Je n'ose en espérer qu'une joie imparfaite.
Ma gloire et mon amour ont pour moi tant d'appas,
Que je meurs s'il achève ou ne s'achève pas.
Léonor
Madame, après cela je n'ai rien à vou dire,
Sinon que de vos maux avec vous je soupire:
Je vous blâmais tantôt, je vous plains à présent;
Mais puisque dans un mal si doux et si cuisant
Votre vertu combat et son charme et sa force,
En repousse l'assaut, en rejette l'amorce,
Elle rendra le calme à vos esprits flottants.
Espérez donc tout d'elle, et du secours du temps;
Espérez tout du ciel: il y a trop de justice
Pour laisser la vertu dans un si long supplice.
L'Infante
Ma plus douce espérance est de perdre l'espoir.
Le page
Par vos commandements Chimène vous vient voir.
L'infante, à Léonor
Allez l'entretenir en cette galerie.
Léonor
Voulez-vous demeurer dedans la rêverie?
L'Infante
Non, je veux seulement, malgré mon déplaisir,
Remettre mon visage un peu plus à loisir.
Je vous suis. Juste ciel, d'où j'attends mon remède,
Mets enfin quelque borne au mal qui me possède:
Assure mon repos, assure mon honneur.
Dans le bonheur d'autrui je cherche mon bonheur:
Cet hyménée à trois également importe;
Rends son effet plus prompt, ou mon âme plus forte.
D'un lien conjugal joindre ces deux amants,
C'est briser tous mes fers et finir mes tourments.
Mais je tarde un peu trop: allons trouver Chimène,
Et par son entretien soulager notre peine.
Corneille, Le Cid, Scène II
Nouveaux Classiques Larousse
LE CID - CHEZ CHIMÈNE
Chimène
Elvire, m'as-tu fait un rapport bien sincère?
Ne déguises-tu rien de ce qu'a dit mon père?
Elvire
Tous mes sens à moi-même en sont encor charmés:
Il estime Rodrigue autant que vous l'aimez,
Et si je ne m'abuse à lire dans son âme,
Il vous commandera de répondre à sa flamme.
Chimène
Dis-moi donc, je te prie, une seconde fois
Ce qui te fait juger qu'il approuve mon choix:
Apprends-moi de nouveau quel espoir j'en dois prendre;
Un si charmant discours ne se peut trop entendre;
Tu ne peux trop promettre aux feux de notre amour
La douce liberté de se montrer au jour.
Que t'a-t-il répondu sur la secrète brigue
Que font auprès de toi don Sanche et don Rodrigue?
N'as-tu point trop fait voir quelle inégalité
Entre ces deux amants me penche d'un côté?
Elvire
Non; j'ai peint votre coeur dans une indifférence
Qui n'enfle d'aucun d'eux ni détruit l'espérance.
Et sans les voir d'un oeil trop sévère ou trop doux,
Attend l'ordre d'un père à choisir un époux.
Ce respect l'a ravi, sa bouche et son visage
M'en ont donné sur l'heure un digne témoignage,
Et puisqu'il nous en faut encor faire un récit,
Voici d'eux et de vous ce qu'en hâte il m'a dit:
«Elle est dans le devoir; tous deux sont dignes d'elle,
Tous deux formés d'un sang noble, vaillant, fidèle,
Jeunes, mais qui font lire aisément dans leurs yeux
L'éclatante vertu de leurs braves aïeux.
Don Rodrigue surtout n'a trait en son visage
Qui d'un homme de coeur ne soit la haute image.
Et sort d'ne maison si féconde en guerriers,
Qu'ils y prennent naissance au milieu des lauriers.
La valeur de son père, en son temps sans pareille,
Tant qu'a duré sa force. a passé pour merveille;
Ses rides sur son front ont gravé ses exploits,
Et nous disent encor ce qu'il fut autrefois.
Je me promets du fils ce que j'ai vu du père;
Et ma fille, en un mot, peut l'aimer et me plaire.»
Il allait au conseil, dont l'heure qui pressait
A tranché ce discours qu'à peine il commençait;
Mais à ce peu de mots je crois que sa pensée
Entre vos deux amants n'est pas fort balancée.
Le roi doit à son fils élire un gouverneur,
Et c'est lui que regarde un tel degré d'honneur:
ce choix n'est pas douteux, et sa rare vaillance
Ne peut souffrir qu'on craigne aucune concurrence.
Comme ses hauts exploits le rendent sans égal,
Dans un espoir si juste il sera sans rival;
Et puisque don Rodrigue a résolu son père
Au sortir du conseil à proposer l'affaire,
Je vous laisse à juger s'il prendra bien son temps,
Et si tous vos désirs seront bientôt contents.
Chimène
Il semble toutefois que mon âme troublée
Refuse cette joie et s'en trouve accablée:
Un moment donne au sort des visages divers,
Et dans ce grand bonheur je crains un grand revers.
Elvire
Vous verrez cette crainte heureusement déçue.
Chimène
Allons, quoi qu'il en soit, en attendre l'issue.
Corneille - Le Cid (acte premier)
Nouveaux Classiques Larousse
Elvire, m'as-tu fait un rapport bien sincère?
Ne déguises-tu rien de ce qu'a dit mon père?
Elvire
Tous mes sens à moi-même en sont encor charmés:
Il estime Rodrigue autant que vous l'aimez,
Et si je ne m'abuse à lire dans son âme,
Il vous commandera de répondre à sa flamme.
Chimène
Dis-moi donc, je te prie, une seconde fois
Ce qui te fait juger qu'il approuve mon choix:
Apprends-moi de nouveau quel espoir j'en dois prendre;
Un si charmant discours ne se peut trop entendre;
Tu ne peux trop promettre aux feux de notre amour
La douce liberté de se montrer au jour.
Que t'a-t-il répondu sur la secrète brigue
Que font auprès de toi don Sanche et don Rodrigue?
N'as-tu point trop fait voir quelle inégalité
Entre ces deux amants me penche d'un côté?
Elvire
Non; j'ai peint votre coeur dans une indifférence
Qui n'enfle d'aucun d'eux ni détruit l'espérance.
Et sans les voir d'un oeil trop sévère ou trop doux,
Attend l'ordre d'un père à choisir un époux.
Ce respect l'a ravi, sa bouche et son visage
M'en ont donné sur l'heure un digne témoignage,
Et puisqu'il nous en faut encor faire un récit,
Voici d'eux et de vous ce qu'en hâte il m'a dit:
«Elle est dans le devoir; tous deux sont dignes d'elle,
Tous deux formés d'un sang noble, vaillant, fidèle,
Jeunes, mais qui font lire aisément dans leurs yeux
L'éclatante vertu de leurs braves aïeux.
Don Rodrigue surtout n'a trait en son visage
Qui d'un homme de coeur ne soit la haute image.
Et sort d'ne maison si féconde en guerriers,
Qu'ils y prennent naissance au milieu des lauriers.
La valeur de son père, en son temps sans pareille,
Tant qu'a duré sa force. a passé pour merveille;
Ses rides sur son front ont gravé ses exploits,
Et nous disent encor ce qu'il fut autrefois.
Je me promets du fils ce que j'ai vu du père;
Et ma fille, en un mot, peut l'aimer et me plaire.»
Il allait au conseil, dont l'heure qui pressait
A tranché ce discours qu'à peine il commençait;
Mais à ce peu de mots je crois que sa pensée
Entre vos deux amants n'est pas fort balancée.
Le roi doit à son fils élire un gouverneur,
Et c'est lui que regarde un tel degré d'honneur:
ce choix n'est pas douteux, et sa rare vaillance
Ne peut souffrir qu'on craigne aucune concurrence.
Comme ses hauts exploits le rendent sans égal,
Dans un espoir si juste il sera sans rival;
Et puisque don Rodrigue a résolu son père
Au sortir du conseil à proposer l'affaire,
Je vous laisse à juger s'il prendra bien son temps,
Et si tous vos désirs seront bientôt contents.
Chimène
Il semble toutefois que mon âme troublée
Refuse cette joie et s'en trouve accablée:
Un moment donne au sort des visages divers,
Et dans ce grand bonheur je crains un grand revers.
Elvire
Vous verrez cette crainte heureusement déçue.
Chimène
Allons, quoi qu'il en soit, en attendre l'issue.
Corneille - Le Cid (acte premier)
Nouveaux Classiques Larousse
domingo, 20 de dezembro de 2009
Memória
"Amar o perdido
deixa confundido
este coração.
Nada pode o olvido
contra o sem sentido
apelo do Não.
As coisas tangíveis
tornam-se insensíveis
à palma da mão.
Mas as coisas findas,
muito mais que lindas,
essas ficarão."
Carlos Drummond de Andrade
deixa confundido
este coração.
Nada pode o olvido
contra o sem sentido
apelo do Não.
As coisas tangíveis
tornam-se insensíveis
à palma da mão.
Mas as coisas findas,
muito mais que lindas,
essas ficarão."
Carlos Drummond de Andrade
terça-feira, 15 de dezembro de 2009
amor é o amor
"O amor é o amor - e depois?!
Vamos ficar os dois
a imaginar, a imaginar?..
O meu peito contra o teu peito,
cortando o mar, cortando o ar.
Num leito
há todo o espaço para amar!
Na nossa carne estamos
sem destino, sem medo, sem pudor,
e trocamos - somos um? somos dois? -
espírito e calor!
O amor é o amor - e depois?!"
Alexandre O´NeillPoesias Completas
1951/1981
Biblioteca de Autores Portugueses
Imprensa Nacional Casa da Moeda
Vamos ficar os dois
a imaginar, a imaginar?..
O meu peito contra o teu peito,
cortando o mar, cortando o ar.
Num leito
há todo o espaço para amar!
Na nossa carne estamos
sem destino, sem medo, sem pudor,
e trocamos - somos um? somos dois? -
espírito e calor!
O amor é o amor - e depois?!"
Alexandre O´NeillPoesias Completas
1951/1981
Biblioteca de Autores Portugueses
Imprensa Nacional Casa da Moeda
Reflexos
"Olho-te pelo reflexo
Do vidro
E o coração da noite
E o meu desejo de ti
São lágrimas por dentro,
Tão doídas e fundas
Que se não fosse:
o tempo de viver;
e a gente em social desencontrado;
e se tivesse a força;
e a janela ao meu lado
fosse alta e oportuna,
invadia de amor o teu reflexo
e em estilhaços de vidro
mergulhava em ti".
Ana Luísa AmaralIn Anos 90 e Agora
Quasi Edições
Do vidro
E o coração da noite
E o meu desejo de ti
São lágrimas por dentro,
Tão doídas e fundas
Que se não fosse:
o tempo de viver;
e a gente em social desencontrado;
e se tivesse a força;
e a janela ao meu lado
fosse alta e oportuna,
invadia de amor o teu reflexo
e em estilhaços de vidro
mergulhava em ti".
Ana Luísa AmaralIn Anos 90 e Agora
Quasi Edições
sábado, 12 de dezembro de 2009
a carta da paixão
"Esta mão que escreve a ardente melancolia
da idade
é a mesma que se move entre as nascenças da cabeça,
que à imagem do mundo aberta de têmpora
a têmpora
ateia a sumptuosidade do coração. A demência lavra
a sua queimadura desde os seus recessos negros
onde se formam
as estações até ao cimo,
nas sedas que se escoam com a largura
fluvial
da luz e a espuma, ou da noite e as nebulosas
e o silêncio todo branco.
Os dedos.
A montanha desloca-se sobre o coração que se alumia: a língua
alumia-se: O mel escurece dentro da veia
jugular talhando
a garganta. Nesta mão que escreve afunda-se
a lua, e de alto a baixo, em tuas grutas
obscuras, essa lua
tece as ramas de um sangue mais salgado
e profundo. E o marfim amadurece na terra
como uma constelação. O dia leva-o, a noite
traz para junto da cabeça: essa raiz de osso
vivo. A idade que escrevo
escreve-se
num braço fincado em ti, uma veia
dentro
da tua árvore. Ou um filão ardido de ponto a ponta
da figura cavada
no espelho. Ou ainda a fenda
na fronte por onde começa a estrela animal.
Queima-te a espaçosa
desarrumação das imagens. E trabalha em ti
o suspiro do sangue curvo, um alimento
violento cheio
da luz entrançada na terra. As mãos carregam a força
desde a raiz
dos braços a força
manobra os dedos ao escrever da idade, uma labareda
fechada, a límpida
ferida que me atravessa desde essa tua leveza
sombria como uma dança até
ao poder com que te toco. A mudança. Nenhuma
estação é lenta quando te acrescentas na desordem, nenhum
astro
é tao feroz agarrando toda a cama. Os poros
do teu vestido.
As palavras que escrevo correndo
entre a limalha. A tua boca como um buraco luminoso,
arterial.
E o grande lugar anatómico em que pulsas como um lençol lavrado.
A paixão é voraz, o silêncio
alimenta-se
fixamente de mel envenenado. E eu escrevo-te
toda
no cometa que te envolve as ancas como um beijo.
Os dias côncavos, os quartos alagados, as noites que crescem
nos quartos.
É de ouro a paisagem que nasce: eu torço-a
entre os braços. E há roupas vivas, o imóvel
relâmpago das frutas. O incêndio atrás das noites corta
pelo meio
o abraço da nossa morte. Os fulcros das caras
um pouco loucas
engolfadas, entre as mãos sumptuosas.
A doçura mata.
A luz salta às golfadas.
A terra é alta.
Tu és o nó de sangue que me sufoca.
Dormes na minha insónia como o aroma entre os tendões
da madeira fria. És uma faca cravada na minha
vida secreta. E como estrelas
duplas
consanguíneas, luzimos de um para o outro
nas trevas".
Herberto Helder
PHOTOMATON & VOX
Assírio & Alvim
1995
da idade
é a mesma que se move entre as nascenças da cabeça,
que à imagem do mundo aberta de têmpora
a têmpora
ateia a sumptuosidade do coração. A demência lavra
a sua queimadura desde os seus recessos negros
onde se formam
as estações até ao cimo,
nas sedas que se escoam com a largura
fluvial
da luz e a espuma, ou da noite e as nebulosas
e o silêncio todo branco.
Os dedos.
A montanha desloca-se sobre o coração que se alumia: a língua
alumia-se: O mel escurece dentro da veia
jugular talhando
a garganta. Nesta mão que escreve afunda-se
a lua, e de alto a baixo, em tuas grutas
obscuras, essa lua
tece as ramas de um sangue mais salgado
e profundo. E o marfim amadurece na terra
como uma constelação. O dia leva-o, a noite
traz para junto da cabeça: essa raiz de osso
vivo. A idade que escrevo
escreve-se
num braço fincado em ti, uma veia
dentro
da tua árvore. Ou um filão ardido de ponto a ponta
da figura cavada
no espelho. Ou ainda a fenda
na fronte por onde começa a estrela animal.
Queima-te a espaçosa
desarrumação das imagens. E trabalha em ti
o suspiro do sangue curvo, um alimento
violento cheio
da luz entrançada na terra. As mãos carregam a força
desde a raiz
dos braços a força
manobra os dedos ao escrever da idade, uma labareda
fechada, a límpida
ferida que me atravessa desde essa tua leveza
sombria como uma dança até
ao poder com que te toco. A mudança. Nenhuma
estação é lenta quando te acrescentas na desordem, nenhum
astro
é tao feroz agarrando toda a cama. Os poros
do teu vestido.
As palavras que escrevo correndo
entre a limalha. A tua boca como um buraco luminoso,
arterial.
E o grande lugar anatómico em que pulsas como um lençol lavrado.
A paixão é voraz, o silêncio
alimenta-se
fixamente de mel envenenado. E eu escrevo-te
toda
no cometa que te envolve as ancas como um beijo.
Os dias côncavos, os quartos alagados, as noites que crescem
nos quartos.
É de ouro a paisagem que nasce: eu torço-a
entre os braços. E há roupas vivas, o imóvel
relâmpago das frutas. O incêndio atrás das noites corta
pelo meio
o abraço da nossa morte. Os fulcros das caras
um pouco loucas
engolfadas, entre as mãos sumptuosas.
A doçura mata.
A luz salta às golfadas.
A terra é alta.
Tu és o nó de sangue que me sufoca.
Dormes na minha insónia como o aroma entre os tendões
da madeira fria. És uma faca cravada na minha
vida secreta. E como estrelas
duplas
consanguíneas, luzimos de um para o outro
nas trevas".
Herberto Helder
PHOTOMATON & VOX
Assírio & Alvim
1995
domingo, 29 de novembro de 2009
Ciclo do amor
"Atracção é faísca momentânea
Paixão, a chama que ela desencadeia
Amor é cinza quente
Que sobrou da paixão ardente
É a cinza que fertiliza a terra
É da terra que nasce nova floresta
Árvore, simbolo da amizade eterna
A amizade é o oxigénio
Que alimenta o novo incêndio
O amor é um ciclo infinito
O corpo é matéria
Fugaz e efémera
O corpo é matéria
Fugaz e efémera
Sem a alma não há poesia
Sem essência a vida é vazia
Lucidez é a terra que se cultiva
Sem os frutos da terra não há alimento
Sub nutrida, a alma fica em sofrimento
Desertificação da crença
Desidratação e doença
Morte interior é mais comum do que se pensa
Sem haver terra a cinza não tem senso
Por isso cultiva a alma; o amor virá com o tempo
Espalha a semente da inteligência
Não tenhas medo que a chuva aconteça
Cultiva o teu saber e ele será intenso
Cultiva o teu mundo e ele será imenso
O corpo é matéria
Fugaz e efémera
.......................
......................."
Alexandra boGa in "Sol nas Veias"
Paixão, a chama que ela desencadeia
Amor é cinza quente
Que sobrou da paixão ardente
É a cinza que fertiliza a terra
É da terra que nasce nova floresta
Árvore, simbolo da amizade eterna
A amizade é o oxigénio
Que alimenta o novo incêndio
O amor é um ciclo infinito
O corpo é matéria
Fugaz e efémera
O corpo é matéria
Fugaz e efémera
Sem a alma não há poesia
Sem essência a vida é vazia
Lucidez é a terra que se cultiva
Sem os frutos da terra não há alimento
Sub nutrida, a alma fica em sofrimento
Desertificação da crença
Desidratação e doença
Morte interior é mais comum do que se pensa
Sem haver terra a cinza não tem senso
Por isso cultiva a alma; o amor virá com o tempo
Espalha a semente da inteligência
Não tenhas medo que a chuva aconteça
Cultiva o teu saber e ele será intenso
Cultiva o teu mundo e ele será imenso
O corpo é matéria
Fugaz e efémera
.......................
......................."
Alexandra boGa in "Sol nas Veias"
terça-feira, 10 de novembro de 2009
Vem e despe-me amor
Anda, vem a meus braços
e beija-me como tu sabes,
eu, eu sei que sabes,
deixa-me mergulhar intensamente,
o meu olhar nos teus olhos cor de mar.
Deixa-me afogar nessa imensidão do teu corpo...
Vem. Vem e despe-me.
Despe-me de mansinho.
Despe-me com o teu carinho.
Vem e despe-me suavemente.
Vem.
Quero a suavidade das tuas mãos
a tocar em meu corpo.
Vem, meu amor.
Vem e toca a minha pele como tu sabes.
Com carinho.
Vem. Vem.
Vem tocar-me selvagem.
Vem numa fúria incontida
de desejo enclausurado.
Rasga a minha roupa.
Trinca a minha carne.
Bebe-me com a sede incontida
de tanto esperar.
Vem e dilacera-me os ossos
nesse desejo mútuo de posse...
Vem e despe-me, amor.
(Raferial - Autor desconhecido)
e beija-me como tu sabes,
eu, eu sei que sabes,
deixa-me mergulhar intensamente,
o meu olhar nos teus olhos cor de mar.
Deixa-me afogar nessa imensidão do teu corpo...
Vem. Vem e despe-me.
Despe-me de mansinho.
Despe-me com o teu carinho.
Vem e despe-me suavemente.
Vem.
Quero a suavidade das tuas mãos
a tocar em meu corpo.
Vem, meu amor.
Vem e toca a minha pele como tu sabes.
Com carinho.
Vem. Vem.
Vem tocar-me selvagem.
Vem numa fúria incontida
de desejo enclausurado.
Rasga a minha roupa.
Trinca a minha carne.
Bebe-me com a sede incontida
de tanto esperar.
Vem e dilacera-me os ossos
nesse desejo mútuo de posse...
Vem e despe-me, amor.
(Raferial - Autor desconhecido)
domingo, 18 de outubro de 2009
segunda-feira, 12 de outubro de 2009
Apelo
"Atravessa os campos da noite
e vem.
A minha pele
ainda cálida de sol
te será margem.
Nas fontes, vivas,
do meu corpo
saciarás a tua sede.
Os ramos dos meus braços
serão sombra rumorejante
ao teu sono, exausto.
Atravessa os campos da noite
e vem."
Luísa Dacosta in
Cem Poemas Portugueses no Feminino
e vem.
A minha pele
ainda cálida de sol
te será margem.
Nas fontes, vivas,
do meu corpo
saciarás a tua sede.
Os ramos dos meus braços
serão sombra rumorejante
ao teu sono, exausto.
Atravessa os campos da noite
e vem."
Luísa Dacosta in
Cem Poemas Portugueses no Feminino
quarta-feira, 7 de outubro de 2009
Soneto do Cativo
"Se é sem dúvida Amor esta explosão
de tantas sensações contraditórias;
a sórdida mistura das memórias,
tão longe da verdade e da invenção;
o espelho deformante; a profusão
de frases insensatas, incensórias;
a cúmplice partilha nas histórias
do que os outros dirão e não dirão;
se é sem dúvida Amor a cobardia
de buscar nos lençóis a mais sombria
razão de encantamento e de desprezo;
não há dúvida, Amor, que te não fujo
e que, por ti, tão cego, surdo e sujo,
tenho vivido eternamente preso!"
David Mourão Ferreira
in Os Quatro Cantos do Tempo, 1953-58
de tantas sensações contraditórias;
a sórdida mistura das memórias,
tão longe da verdade e da invenção;
o espelho deformante; a profusão
de frases insensatas, incensórias;
a cúmplice partilha nas histórias
do que os outros dirão e não dirão;
se é sem dúvida Amor a cobardia
de buscar nos lençóis a mais sombria
razão de encantamento e de desprezo;
não há dúvida, Amor, que te não fujo
e que, por ti, tão cego, surdo e sujo,
tenho vivido eternamente preso!"
David Mourão Ferreira
in Os Quatro Cantos do Tempo, 1953-58
quarta-feira, 2 de setembro de 2009
Eu gosto de você
Você é assim
Um sonho prá mim
E quando eu não te vejo
Eu penso em você
Desde o amanhecer
Até quando eu me deito...
Eu gosto de você
E gosto de ficar com você
Meu riso é tão feliz contigo
O meu melhor amigo
É o meu amor...
E a gente canta
E a gente dança
E a gente não se cansa
De ser criança
A gente brinca
Na nossa velha infância...
Seus olhos meu clarão
Me guiam dentro da escuridão
Seus pés me abrem o caminho
Eu sigo e nunca me sinto só...
Você é assim
Um sonho prá mim
Quero te encher de beijos
Eu penso em você
Desde o amanhecer
Até quando eu me deito...
Eu gosto de você
E gosto de ficar com você
Meu riso é tão feliz contigo
O meu melhor amigo
É o meu amor...
E a gente canta
E a gente dança
E a gente não se cansa
De ser criança
A gente brinca
Na nossa velha infância...
Seus olhos meu clarão
Me guiam dentro da escuridão
Seus pés me abrem o caminho
Eu sigo e nunca me sinto só...
Você é assim
Um sonho prá mim
Você é assim...
Você é assim...
Você é assim...
-"Você é assim
Um sonho prá mim
E quando eu não te vejo
Penso em você
Desde o amanhecer
Até quando me deito
Eu gosto de você
Eu gosto de ficar com você
Meu riso é tão feliz contigo
O meu melhor amigo
É o meu amor"
Um sonho prá mim
E quando eu não te vejo
Eu penso em você
Desde o amanhecer
Até quando eu me deito...
Eu gosto de você
E gosto de ficar com você
Meu riso é tão feliz contigo
O meu melhor amigo
É o meu amor...
E a gente canta
E a gente dança
E a gente não se cansa
De ser criança
A gente brinca
Na nossa velha infância...
Seus olhos meu clarão
Me guiam dentro da escuridão
Seus pés me abrem o caminho
Eu sigo e nunca me sinto só...
Você é assim
Um sonho prá mim
Quero te encher de beijos
Eu penso em você
Desde o amanhecer
Até quando eu me deito...
Eu gosto de você
E gosto de ficar com você
Meu riso é tão feliz contigo
O meu melhor amigo
É o meu amor...
E a gente canta
E a gente dança
E a gente não se cansa
De ser criança
A gente brinca
Na nossa velha infância...
Seus olhos meu clarão
Me guiam dentro da escuridão
Seus pés me abrem o caminho
Eu sigo e nunca me sinto só...
Você é assim
Um sonho prá mim
Você é assim...
Você é assim...
Você é assim...
-"Você é assim
Um sonho prá mim
E quando eu não te vejo
Penso em você
Desde o amanhecer
Até quando me deito
Eu gosto de você
Eu gosto de ficar com você
Meu riso é tão feliz contigo
O meu melhor amigo
É o meu amor"
segunda-feira, 31 de agosto de 2009
C'EST COMME ÇA QUE JE T'AIME
C'est comme ça que je t'aime
Comme un dieu qui se meurt
Pour l'amour d'une reine
Un poignard dans le coeur
C'est comme ça que je t'aime
Comme un fou malgré moi
J'ai ton sang dans mes veines
Et tes larmes de joie
Ma vie se brûle dans un cri
Dans un volcan, dans ma folie
Des nuits entières auprès de toi
Je vis, je meurs, à chaque fois.
C'est comme ça que je t'aime
Riche et pauvre à la fois
Orgueilleux, infidèle,
Valeureux, fou de joie
Ma vie s'arrache de mon coeur
Se brise en millions de couleurs
On fait l'amour et dans tes bras
Je vis, je meurs, à chaque fois
C'est comme ça que je t'aime
Prisonnier malgré moi
J'ai mon sang dans tes veines
Et je suis fou de toi...
(Mike Brant)
Comme un dieu qui se meurt
Pour l'amour d'une reine
Un poignard dans le coeur
C'est comme ça que je t'aime
Comme un fou malgré moi
J'ai ton sang dans mes veines
Et tes larmes de joie
Ma vie se brûle dans un cri
Dans un volcan, dans ma folie
Des nuits entières auprès de toi
Je vis, je meurs, à chaque fois.
C'est comme ça que je t'aime
Riche et pauvre à la fois
Orgueilleux, infidèle,
Valeureux, fou de joie
Ma vie s'arrache de mon coeur
Se brise en millions de couleurs
On fait l'amour et dans tes bras
Je vis, je meurs, à chaque fois
C'est comme ça que je t'aime
Prisonnier malgré moi
J'ai mon sang dans tes veines
Et je suis fou de toi...
(Mike Brant)
PARCE QUE JE T'AIME
J'ai dans la tête
Le bruit de ton pas qui s'arrête
Alors je cours à la fenêtre
Croyant que tu reviens déjà
Et je frissonne
Dans la rue je ne vois personne
Pourtant tout ce bruit qui résonne
Ce n'est que mon coeur qui bat
Parce que je t'aime plus que moi
Tu ne sauras jamais que j'ai pleuré
Tu ne sauras jamais que sur le quai
Je regardais partir
Mes plus beaux souvenirs
Qui partaient avec toi
Toi que mon coeur avait choisi d'aimer
Toi que mon corps ne pouvait refuser
On dit que c'est comme ça
Quand c'est la première fois
Le jour emporte
Ton image que la nuit m'apporte
Je crois que tu frappes à ma porte
Ce n'est que le volet qui bat
Parce que je t'aime plus que moi
Tu ne sauras jamais que j'ai pleuré
Tu ne sauras jamais que sur le quai
je regardais partir
Mes plus beaux souvenirs
Qui partaient avec toi
Toi que mon coeur avait choisi d'aimer
Toi que mon corps ne pouvait refuser
Je ne peux t'oublier
Parce que je t'aime
Parce que je t'aime plus que moi
Parce que je t'aime plus que moi
Parce que je t'aime plus que moi.
(Mike Brant)
Le bruit de ton pas qui s'arrête
Alors je cours à la fenêtre
Croyant que tu reviens déjà
Et je frissonne
Dans la rue je ne vois personne
Pourtant tout ce bruit qui résonne
Ce n'est que mon coeur qui bat
Parce que je t'aime plus que moi
Tu ne sauras jamais que j'ai pleuré
Tu ne sauras jamais que sur le quai
Je regardais partir
Mes plus beaux souvenirs
Qui partaient avec toi
Toi que mon coeur avait choisi d'aimer
Toi que mon corps ne pouvait refuser
On dit que c'est comme ça
Quand c'est la première fois
Le jour emporte
Ton image que la nuit m'apporte
Je crois que tu frappes à ma porte
Ce n'est que le volet qui bat
Parce que je t'aime plus que moi
Tu ne sauras jamais que j'ai pleuré
Tu ne sauras jamais que sur le quai
je regardais partir
Mes plus beaux souvenirs
Qui partaient avec toi
Toi que mon coeur avait choisi d'aimer
Toi que mon corps ne pouvait refuser
Je ne peux t'oublier
Parce que je t'aime
Parce que je t'aime plus que moi
Parce que je t'aime plus que moi
Parce que je t'aime plus que moi.
(Mike Brant)
sábado, 29 de agosto de 2009
terça-feira, 11 de agosto de 2009
VIENS! - UNE FLÛTE INVISIBLE
Viens!- une flûte unvisible
Soupire dans les vergers. -
La chanson la plus paisible
Est la chanson des bergers.
Le vent ride, sous l'yeuse,
Le sombre miroir des eaux. -
La chanson la plus joyeuse
Est la chanson des oiseaux.
Que nul soin ne te tourmente.
Aimons-nous! aimons toujours! -
La chanson la plus charmante
Est la chanson des amours.
Victor Hugo - Les Contemplations
Soupire dans les vergers. -
La chanson la plus paisible
Est la chanson des bergers.
Le vent ride, sous l'yeuse,
Le sombre miroir des eaux. -
La chanson la plus joyeuse
Est la chanson des oiseaux.
Que nul soin ne te tourmente.
Aimons-nous! aimons toujours! -
La chanson la plus charmante
Est la chanson des amours.
Victor Hugo - Les Contemplations
TU ME VOIS BON CHARMANT ET DOUX...
Tu me vois bon, charmant et doux, ô ma beauté;
Mes défauts ne sont pas tournés de ton côté;
C'est tout simple. L'amour étant de la lumière,
Change en temple la grotte, en palais la chaumière,
La ronce en laurier-rose et l'homme en demi-dieu.
Tel que je suis, rêvant beaucoup et valant peu,
Je ne te déplais pas assez pour que ta bouche
Me refuse un baiser, ô ma belle farouche,
Et cela me suffit sous le ciel étoilé.
Comme Pétrarque Laura et comme Horace Églé,
Je t'aime. Sans l'amour l'homme n'existe guère.
Ah! j'oublie à tes pieds la patrie et la guerre
Et je ne suis plus rien qu'un songeur éperdu.
Victor Hugo (1874) Océan vers
Mes défauts ne sont pas tournés de ton côté;
C'est tout simple. L'amour étant de la lumière,
Change en temple la grotte, en palais la chaumière,
La ronce en laurier-rose et l'homme en demi-dieu.
Tel que je suis, rêvant beaucoup et valant peu,
Je ne te déplais pas assez pour que ta bouche
Me refuse un baiser, ô ma belle farouche,
Et cela me suffit sous le ciel étoilé.
Comme Pétrarque Laura et comme Horace Églé,
Je t'aime. Sans l'amour l'homme n'existe guère.
Ah! j'oublie à tes pieds la patrie et la guerre
Et je ne suis plus rien qu'un songeur éperdu.
Victor Hugo (1874) Océan vers
terça-feira, 4 de agosto de 2009
Aqui te amo...
"Aqui te amo.
Nos sombrios pinheiros desenreda-se o vento.
A lua fosforece sobre as águas errantes.
Andam dias iguais a perseguir-se.
Desaperta-se a névoa em dançantes figuras.
Uma gaivota de prata desprende-se do ocaso.
Ás vezes uma vela. Atlas, altas estrelas.
Ou a cruz negra de um barco.
Sozinho.
Às vezes amanheço, e até a alma está húmida.
Soa, ressoa o mar ao longe.
Este é um porto.
Aqui te amo.
Aqui te amo e em vão te oculta o horizonte.
Eu continuo a amar-te entre estas frias coisas.
Às vezes vão meus beijos nesses navios graves
que correm pelo mar aonde nunca chegam.
Já me vejo esquecido como estas velhas âncoras.
São mais tristes os cais quando fundeia a tarde.
A minha vida cansa-se inutilmente faminta.
Eu amo o que não tenho. E tu estás tão distante.
O meu tédio forceja com os lentos crepúsculos.
Mas a noite aparece e começa a cantar-me.
A lua faz girar a sua rodagem de sonho.
Olham-me com os teus olhos a estrelas maiores.
E como eu te amo, os pinheiros no vento
querem cantar o teu nome com as folhas de arame."
Pablo Neruda
Vinte Poemas de Amor e
Uma Canção Desesperada.
Publicações D. Quixote (pp. 69-71)
Nos sombrios pinheiros desenreda-se o vento.
A lua fosforece sobre as águas errantes.
Andam dias iguais a perseguir-se.
Desaperta-se a névoa em dançantes figuras.
Uma gaivota de prata desprende-se do ocaso.
Ás vezes uma vela. Atlas, altas estrelas.
Ou a cruz negra de um barco.
Sozinho.
Às vezes amanheço, e até a alma está húmida.
Soa, ressoa o mar ao longe.
Este é um porto.
Aqui te amo.
Aqui te amo e em vão te oculta o horizonte.
Eu continuo a amar-te entre estas frias coisas.
Às vezes vão meus beijos nesses navios graves
que correm pelo mar aonde nunca chegam.
Já me vejo esquecido como estas velhas âncoras.
São mais tristes os cais quando fundeia a tarde.
A minha vida cansa-se inutilmente faminta.
Eu amo o que não tenho. E tu estás tão distante.
O meu tédio forceja com os lentos crepúsculos.
Mas a noite aparece e começa a cantar-me.
A lua faz girar a sua rodagem de sonho.
Olham-me com os teus olhos a estrelas maiores.
E como eu te amo, os pinheiros no vento
querem cantar o teu nome com as folhas de arame."
Pablo Neruda
Vinte Poemas de Amor e
Uma Canção Desesperada.
Publicações D. Quixote (pp. 69-71)
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